Avec l'approbation de Mgr Norbert Turini, archevêque de Montpellier
 

st victor PF

 

Méditer l'Eucharistie

  

Méditer devant l'ensemble des fresques de Nicolas Greschny - Eglise St Victor Aveyron
Pour entrer dans la compréhension de cette chapelle entièrement décorée et dédiée à l'Eucharistie. 
Diaporama méditation photos des fresques
Texte méditation devant les fresques 
Plan des fresques NB - Plan des fresques couleur 

Un jeu - 2h
Jeu de découverte des fresques 
Ce jeu peut être réalisé dans l'église ou grâce au diaporama.
De façon intergénérationnelle, à tout âge. 
Pour visiter, il est prudent de s'assurer de l'ouverture , s'adresser avant à office de tourisme

 

Entre, et laisse tes yeux s’habituer !
Entre et pose-toi ! Repose-toi !
Entre, et ouvre ton cœur ! Laisse-toi saisir !
Suis l’axe de la voûte, et tu vas trouver !
Une certaine logique et surtout un sens théologique !
Un sens pour ta vie !
Tu entres, et tu passes sous l’agneau immolé.
Tu es déjà sous le mystère !
Pourquoi porte-t-il la croix, pourquoi faut-il le sacrifice ?
Sur la table, le livre aux 7 sceaux est fermé.
Apocalypse, dernier livre de la bible,
qui cache et dans le même temps dévoile !
Le Livre pour toi va se révéler !
Toutes ces fresques sur le mur vont se raconter !
Catéchèse !
Continue et regarde! Au dessus de toi, comme un ciel rejoignant la terre, la Cène !
Là tu connais et reconnais un peu ?
Jésus, et ses 12 apôtres.
Lui, la veille de sa mort, donne son pain de vie,
son corps livré. Tiens, la table est ronde, blanche !
Comme une invitation à s’asseoir tous autour, à partager cette hostie.
Jeudi Saint ! Eucharistie
Puis, tu vois un arbre, une autre table !
Et assis, trois visiteurs, trois anges pour Abraham.
Trois personnes en une seule, pour une annonce, annonce d’une naissance, annonce d’une postérité,
d’un avenir !
Un avenir aux pieds de l’arbre !
Quel arbre ?
Un arbre de vie ?
Et puis, baisse la tête, regarde à nouveau en face de toi,
ce que tu as vu d’emblée en entrant et qui n’a pu faire autrement que de te frapper!
Non, ce n’est pas une croix.
Ce n’est donc pas la croix que tu viens chercher ici.
Nicolas a voulu pour toi, a voulu un Christ, un Christ en gloire, un Christ roi, un Christ vainqueur du mal.
Ne vois-tu pas qu’il est assis sur l’arc du monde ? Il est grand !
Regarde-le ! Mets-toi en sa présence.
Tu n’as rien d’autre à faire que de te laisser saisir.
Assis dans la mandorle, Il t’invite à chercher son mystère.
Ils sont quatre au dessous, quatre drôles de dessins, comme quatre hommes animaux ; les évangélistes.
Ils sont quatre à s’être laissés saisir pour porter la Parole de la Bonne nouvelle jusqu’à nous aujourd’hui.
Et ton regard s’abaisse enfin, et tu découvres une table pour aujourd’hui,
une table pour recevoir aujourd’hui en toi celui qui donne sa vie pour le monde.
Mystère eucharistique !
C’est ta vie que tu vas déposer sur l’autel pour que l’agneau de Dieu la transfigure et t’ouvre une Espérance infinie.
Deviens ce que tu reçois !
Tu peux continuer ta visite, tu peux poursuivre ta méditation.
Si tu regardes bien, de chaque côté de ce grand axe, tout se renvoie, tout se relie, tout s’éclaire l’un par l’autre, l’un grâce à l’autre.
Le premier testament est le berceau du second.
A gauche, annonciation. Marie accueille la Parole en elle.
Et face à elle, un buisson ardent.
Tiens, Dieu se révèle à Moïse et lui dit : « va délivrer mon peuple ».
Parole actuelle, tu ne trouves pas ?
Le monde en a besoin plus que jamais !
Mais pourquoi mettre Celui qui se révèle ainsi dans un calice ?
Pourquoi du sang ?
Deux annonces pour une entrée du Verbe dans le monde !
« Ce n’est pas dans un sanctuaire fait de main d’homme que le Christ est entré mais dans le ciel même » (Hébreux 9,24)
Ce n’est pas seulement dans le corps d’une femme que Dieu s’est fait chair, c’est dans le corps de tout homme, de toute femme qui accueille cette Parole aujourd’hui que Dieu est présent.
Mais si tu regardes à droite, crucifixion, mort de Jésus.
Pourquoi fallait-il cela ?
Marie est là. Elle était là à l’annonce de sa venue, elle est aussi là, à l’entrée dans une nouvelle naissance.
Le ciel s’ouvre pour nous faire entrer.
En face, Isaac, celui qui a été monté en sacrifice par son père sur la montagne, celui qui est passé près de la mort et qui en est ressorti pour une postérité, celui a fait d’Abraham notre père à nous tous, croyants.
Retourne-toi vers le fond. Il faut dans ton chemin de foi toujours opérer des retournements. Tu n’es jamais arrivé. Tu passes à gauche devant saint Christophe, le porteur de Christ et à droite, devant le souvenir, le grand souvenir, la grande guerre, l’immense désolation d’un village qui a perdu sa jeunesse. Christ, porte-les !
Prends de la hauteur, monte le petit escalier en colimaçon.
Prends le temps, à nouveau de contempler,
face à toi celui qui va t’ouvrir les Ecritures.
A gauche, du pain, à droite de l’eau et du vin.
Tu as vu bien sûr, ces entrelacs de vigne, ces épis de blé.
Tu les as vus sur la route en venant à Saint Victor, et tu retrouves ici la vie, ta vie.
La manne, ce pain descendu du ciel, pour nourrir le peuple affamé, signe d’un autre pain dont il faut te nourrir,
Parole de Dieu pour toi aujourd’hui.
Mais, en face, quel est celui qui donne son pain, qui le multiplie à l’infini afin que l’on en ait encore pour aujourd’hui ? Et pour demain !
Regarde ce petit garçon, regarde cet instituteur, regarde ce curé, ce maçon : ce sont ceux du village. C’est pour aujourd’hui et maintenant ce pain donné !
De l’autre côté, ces hommes sont sortis du bar café ; ils viennent boire à la source de Dieu, aux côtés de la Samaritaine que le Christ a accueillie en lui promettant son eau vive.
Ce même Christ qui va changer l’eau de notre vie en vin des noces éternelles. Cana !
Ah, quelle est bonne la fouace de l’Aveyron quand elle est partagée en Christ !
Au fond derrière toi, c’est plus difficile ! Judas dans un geste tendre et beau embrasse son Seigneur et dans le même temps le livre. Judas, c’est toi, c’est moi, chaque jour !
Mais lui n’a pas compris. Il n’a pas vu la miséricorde de Dieu et va se pendre.
Toi, comprends et accepte ! Accueille cette miséricorde !
A gauche et à droite, deux histoires de sacrifice, Caïn et Abel, d’un côté, Melchisédech de l’autre. Tu connais mal ? Va les relire !
Tu verras, tu verras la préfiguration d’un autre sacrifice, celui de l’agneau.
Eh oui, le voilà de retour !
L’agneau est toujours là. L’agneau ne nous a jamais quittés.
« Comme un agneau conduit à l’abattoir
Il n’ouvre pas la bouche
Et pourtant c’est nos souffrances qu’il portait. »

Tu as compris maintenant ?
Par la foi, tu peux reconnaître, en Christ
Celui qui a donné sa vie
Pour que tu vives aujourd’hui de sa vie !
Par la foi, tu peux te reconnaître en Christ !
N’aie pas peur ! Il est le Chemin, la Vérité et la Vie !
Nourris-toi de sa vie !